mardi 5 février 2008
Jour 30 : Des bas et des hauts (de l'affiche)
Retour à CDG étoile... mauvais jour... il fait plus froid que prévu, je persiste... à tort : 10€ pour 2h30 :-( pas cool du tout !
Énorme déception sur le coup, mais au moment de partir, une brésilienne m'accoste en portugais. Dialogue difficile à coup de franglo-portugo-yahourt,
elle m'explique qu'elle travaille pour le restaurant Pau Brasil à 100 m de la sortie du métro, prend ma carte et me propose de passer voir un certain 'Alex'. Je range tout en repensant à ce nom... Pau Brasil... mais oui, c'est ce gigantesque restaurant-cabaret qui produit habituellement des spectacles brésiliens façon carnaval, avec des menus typiques hors de prix ! Dingue ! Moi là bas ?
Je monte donc en surface et trouve rapidement l'entrée illuminée du néon au logo de la boite. L'accueil du fameux Alex est plutôt distant... je lui explique mon affaire (BossaClassics ... blablabla... solo/duo/trio... blablabla) tandis que son regard se balade à droite et à gauche... puis il conclut "très bien, j'ai votre carte, je vous rappelle". C'est pas gagné, je l'ai pas senti captivé le gars ! Du coup, les suites possibles de cette prise de contact restent floues. Qui était la fille qui m'a parlé dans le métro ? Une serveuse enchantée par la musique de son pays ? Ou bien une personne capable d'influencer sur le choix de la programmation de ce cabaret mytique ...? Seul signe d'espoir qu'Alex m'ait laissé : il serait effectivement en recherche de petites prestations en solo pour les mois qui viennent, selon lui "la période creuse". Ça laisse de quoi rêver un peu... "Je m'voyais déjà...." :-)
jeudi 7 février 2008
Jour 31 : Le bonheur est dans le prix
Aujourd'hui encore la température est annoncée en dessous de 10°C ; cap sur Chatelet, le seul endroit où je suis sûr de retrouver un peu de chaleur (inhumaine).
Passage au Relais-H, tiens cette fois c'est le tour de l'orchestre classique. Arrivée au magasin de légumes... arg, un duo saxo/contrebasse est dans la place ! Le type au sax semble bricoler dans son étui, j'en profite pour venir le questionner "Salut, vous partez ?" -"owh naow, nous venaow d'awrivey, daisoley" répond-il avec son accent pur british pendant que son collègue s'époumone en chantant seul à la contrebasse. Ch... je me rabats sur le "quai de la ligne 1" (Voir J-22bis) un peu dégouté car ce coin, mal couvert par les caméras, est aussi l'urinoir préféré des SDF de la station et j'avais vraiment pas envie de ça pour commencer !
Pas grave, au bout d'un quart d'heure on ne sent plus rien... heureusement ou malheureusement d'ailleurs, car l'idée de m'habituer et de m'imprégner jour aprés jour de cette odeur infecte me donne l'effrayante impression de me clochardiser à mon tour.
Mais rapidement les premières pièces tombent, d'abord un peu, puis en flux continu pour terminer sur le score quasi-exceptionnel de 40€ pour 2h30 ! Explication probable, cette fois personne pour m'empêcher de jouer, au contraire même de belles rencontres avec :
- Des brésiliens pendant 2/3 morceaux
- Jean-Bernard CHARDEL qui envisage de me proposer un plan d'animation
- Landry qui m'enregistre pour les besoins de son reportage radiophonique sur Paris (on m'entend jouer pendant plusieurs minutes dans le dernier quart de l'émission de cette radio toulousaine)
Les jours se suivent... espérons qu'ils ressemblent le plus souvent à celui là !
PS (mars 2008) : Je viens de dégotter une petite vidéo du contrebassiste-chanteur, seul cette fois, mais tout aussi spectaculaire...
mardi 12 février 2008
Jour 32 : Tonton le chieur
Encore une journée fraîche, c'est reparti pour Châtelet.
De loin je vois déjà le patron du magasin de légumes... hum tant pis, je m'installe mine de rien en guettant la boutique du coin de l'oeil pendant que lui et son vendeur s'occupent des clients. Il ne tarde pas à venir me voir avec son air naturellement agacé pour essayer de me dissuader de m'installer, mais j'obtiens gain de cause en lui promettant que je suis seul et que ma musique est douce, allant même jusqu'à lui lancer "vous allez voir, vous allez aimer et vos clients aussi !".... pfff tu parles... le pire c'est que j'y croyais !
A propos du bruit, petit rappel technique : le son de la guitare et du micro sortent sur un ampli 2 x 2.5W qui fonctionne avec 6 piles de Walkman. Autant dire qu'au milieu d'un échangeur comme
Châtelet, je ne risque pas de rendre quelqu'un plus sourd qu'il ne l'est déjà ! En gros, le volume sonore est celui d'une bonne paire d'enceintes multimédia, et mon emplacement est à une dizaine de mètres de la boutique.
Bref, je commence à jouer tranquillement avec un volume modéré pour essayer de me faire accepter plus facilement, mais à peine 10 minutes plus tard le patron vient me tourner autour en me demandant de baisser un peu... rhrrr... Je continue comme si de rien n'était avec un sourire pincé et un petit signe de la tête en guise d'approbation.
Tout semble bon mais au bout d'une heure, le revoilà qui déboule comme une furie, en me gueulant dessus que la musique est trop forte et qu'il ne peut pas parler avec ses clients, et blablabla pendant 2 bonnes minutes toujours sur le même ton gueulard :-(
Visiblement Monsieur je-suis-de-mauvaise-foi est un chieur de première qui n'aime pas la musique, car au même moment un quidam est en pleine conversation téléphonique à deux pas de moi et n'a pas l'air dérangé du tout ! Hélas ici c'est la loi de la jungle, et ce géronte acariâtre se prend pour le lion ; il n'est donc pas question de débattre sur des arguments, la seule raison étant tout simplement celle du plus fort. Obligé de m'écraser, j'attaque une série de slows pour calmer le jeu...
Résultat, il m'a encore fallu une heure pour oublier l'incident et re-rentrer dans ma musique. Seul point positif de la journée, j'ai tenu 4h non-stop, repoussant jusqu'à l'extrême la fatigue physique et vocale, le mal aux doigts et le froid aux pieds. Bilan 40€ pour le tout, un score mitigé mais j'ai vu pire !
mercredi 13 février 2008
Concert Bossa Nova le 16/04/2008
Avis à la populaschtroumpf, BossaClassics est en concert le 16 Avril 2008 au café universel !
En effet grâce à ses contacts, Jim nous a dégotté une date dans cette boite de Jazz hautement réputée. Nous voici donc engagés pour jouer 3 sets de 45 minutes avec des musiciens que je n'ai encore jamais vu !
Mais Jim sait où il va, et connaît déjà le batteur, le bassiste, et le saxophoniste qui se joindront à nous pour cette soirée événement, et d'après lui, trois répétitions suffiront pour être au point ("heu... t'es sûr Jim ?" -"mais oui mais oui..."). Aujourd'hui nous avons travaillé en binôme à la préparation des mises en place, et au choix du répertoire... et y'a encore un peu de boulot !
Réservez donc cette date :
Le mercredi 16 Avril 2008
BossaClassics au Café Universel
267, rue St Jacques, Paris 5e
RER Luxembourg ou Port-Royal
jeudi 14 février 2008
Jour 33 : Un jour avec...
L'hiver est toujours là, et au dessous de 10°C il n'y a pas d'hésitation, c'est encore Châtelet.
Passage devant l'orchestre classique au Relais-H, je commence à comprendre qu'ils sont là chaque mardi et jeudi... c'est bon à savoir, car contrairement au groupe de péruviens, leur musique ne porte pas jusqu'à l'emplacement de mon plan B, l'endroit que j'ai nommé "les quais de la ligne 1" et qui a l'avantage d'être souvent libre.
Un coup d'oeil au magasin de légumes... ah, cette fois tonton n'est pas là :-) cool, je vais enfin pouvoir chanter tranquille !
Installation, branchement, accordage, je commence tranquillement à dérouler mon répertoire, mais le début est difficile : à peine 2/3 dons pour une heure. Pas étonnant, je sens bien que ma voix n'est pas chaude et qu'elle manque de justesse, objectivement si je passais moi-même par là je ne donnerais pas un radis ! Mais je persévère et très vite les choses s'améliorent ; le chant et le jeu de guitare prennent de l'assurance, et les pièces qui commencent à tomber régulièrement me mettent chaque fois un peu plus en confiance.
Tout se passe finalement très bien, bonne ambiance, pas d'embrouille, et même des gens qui s'arrêtent parfois de longues minutes pour m'écouter. C'est l'engrenage habituel : plus on est bien, plus les gens donnent (des pièces, mais aussi des sourires, des 'merci' et des 'bravo'), et plus les gens donnent, plus on fait de la bonne musique ! Aujourd'hui il y a même une dame qui est restée une heure à coté de moi à chanter du bout des lèvres, elle connaissait toutes les paroles par coeur ! A la fin, elle m'a remercié et m'a glissé un billet de 10€ dans la main... bref que du bonheur ;-)
Score final : 45€ pour 3h, trés bon !
Comme souvent sur cet endroit ultra-passant je rencontre des gens que je connais, aujourd'hui c'était Sodaorat, excellent pianiste et ex-collègue de travail (ça roule au 20ème ?)... j'en profite pour lui faire un peu de pub :
sa chaîne YouTube http://fr.youtube.com/sodaorat
son site web http://www.sodasheetmusic.com
... et en prime l'une de ses vidéos, qui totalise plus de 120.000 vues ! Autant dire qu'on ne joue pas dans la même cour puisqu'il a attiré 1750 abonnés en 2 ans, et que sa vidéo la plus populaire dépasse les 230.000 vues... (à titre de comparaison, j'en suis à une trentaine d'abonnés et 2800 vues max)
James Blunt – You're beautiful / Piano arrangement
mercredi 12 mars 2008
Jour 34 : Erreur bloguante
"que se passe-t-il, tu ne donnes plus de nouvelles ?"
bein.... ch'ais pas, la lassitude peut-être...
En fait, que dire après une journée comme celle de ce 19 Février dernier ? Rien de vraiment nouveau, Châtelet, 19€ en 2 heures, pas d'embrouille, à peine un ou deux clodos de passage, bref, la journée moyenne par excellence, sans-doute le train-train de trop.
Depuis ce jour, je me retrouve partagé entre l'envie de raconter fidèlement cette 34ème excursion, et la peur d'ennuyer le lecteur (et moi-même) avec de telles banalités. Une problématique déjà rencontrée mais qui entraîna cette fois diverses réflexions, sur entre autres, l'envie de continuer cet exercice d'écriture mais avec le besoin inéluctable de se renouveler, le temps "dépensé" à écrire et à mettre en forme ces messages jour après jour, temps pendant lequel j'aurais parfois voulu travailler mon instrument ou de nouvelles chansons, un plaisir devenu trop rare ces dernières semaines mais aussi une tâche indispensable pour ne pas perdre de vue le but de ces 'vacances prolongées' : jouer, gratter, chanter, le plus souvent possible, et essayer d'en faire un métier qui me nourrisse, mais toujours en gardant la flamme, l'envie, l'amour de la musique. A ce propos d'ailleurs, le projet s'oriente de plus en plus vers une sortie progressive du métro : je viens juste de recevoir mes nouvelles cartes de visite "BossaClassicS" (voir plus haut) et je dois maintenant essayer de passer plus de temps à démarcher les bars et les restaurants.
Après avoir longuement mûri tout ça, j'ai pris la décision d'orienter le récit du blog vers la suite logique de son objet initial, suite qui pourrait s'intituler "Itinéraire d'une vie d'artiste", et de résumer certaines journées au plus court, juste pour en garder la trace, un petit plaisir de collectionneur nostalgique mais qui a aussi motivé la création de ce blog.
Aussi, la datation des messages devient dés aujourd'hui "réelle" (et non plus "datés comme si j'écrivais, le soir même, le récit de la journée écoulée" Jour-22bis), je préciserai ensuite la date des faits pour continuer de satisfaire ma maniaquerie conservatrice... on ne peut pas tout changer quand même !
jeudi 20 mars 2008
Jour 35 : "Tsss-Tsss"
(Journée du 20 Février 2008)
Sans surprise, c'est le retour à Châtelet : difficile de changer de coin tant que les températures ne remontent pas. L'emplacement prés du magasin de légumes (repérable sur cette vidéo) devient donc mon QG pour l'hiver, et ce malgré les quelques désagréments de la station Châtelet.
Sourire et serrage de pinces aux vendeurs avec qui j'ai maintenant un très bon contact, ils ont même l'air contents de me voir, ça fait plaisir :-). Branchements et réglages en 5 minutes, les gestes s'enchaînent de façon mécanique, un peu comme si j'arrivais au bureau... normal au bout de 3 mois et demi d'activité, mais c'est amusant de voir le contraste avec mes débuts. Avant, je mettais un bon quart d'heure pour tout installer et me cachais des passants pour verser "l'amorce" dans la coupelle (ces quelques pièces de 10 et 20 cents qui indiquent tacitement que "c'est par là qu'on donne") de peur qu'ils ne découvrent la supercherie. Aujourd'hui j'ai l'impression de faire partie des meubles. La foule m'apparaît comme une colonie de fourmis sans âme, sans individualité, qui se déplace prestement d'un couloir à un autre. Parfois une fourmi intriguée s'arrête devant la cigale qui grattouille au bord du chemin, et les deux insectes redeviennent humains le temps d'un instant :-)
D'autres fois, la rencontre reste animale, sauvage même, comme ce jour là quand deux jeunes branleurs lookés banlieue sont venus faire aboyer sur moi leur chiot de catégorie 12. Ils passent d'abord une première fois, mais ne font gueuler la bête que quelques secondes avant de poursuivre leur chemin... puis de revenir s'installer au plus prés de mon flanc gauche, un genou à terre devant mon ampli. Le jeu devait être amusant, ils se remettent à attiser la fureur (bruyante mais pas si méchante) de leur petit rottweiler, tirant sur sa laisse des petits coups secs rythmés par des "Tsss-Tsss" (genre 'choppe-choppe !'). Je m'arrête d'abord de chanter, mais voyant que le manège est parti pour durer j'arrête carrément de jouer, pose la guitare sur mes cuisses et leur lance d'un air dépité "mais... pourquoi vous faites ça ??". Bonne question... visiblement surpris de m'entendre parler français sans accent latino, ils réalisent leur niveau de connerie (si c'était possible) et se relèvent brusquement en me rétorquant d'un ton hargneux -"heu... c'tait comme ça quoi !" l'air de dire "c'était pour voir ce que ça faisait" ... bah oui tiens, pourquoi pas...
Tout s'est passé si vite, je n'ai même pas eu le temps d'avoir peur ! En plus le chiot, bien qu'agressif, faisait la taille d'un petit caniche et semblait facile à neutraliser, du moins c'est ce que j'imaginais en me préparant à lui filer un bon coup de savate en cas d'attaque :-). Sur le coup, c'est même la pitié qui a pris le dessus, désespéré que j'étais de voir un tel désoeuvrement, une telle détresse humaine. Mais ces minables ont réussi leur coup, car comme pour chaque agression il m'a fallu une bonne demi-heure avant d'éliminer la scène de mon esprit ; demi-heure pendant laquelle je débite mes chansons sans vraiment faire de musique, autant de temps perdu.
Ce même jour, après 6€ et 1h15 de jeu, arrivent Jean-Laurent et son bongo. Tous deux veulent jouer avec moi mais le premier est un peu bourré ; comme il est très sympathique et que ma journée est déjà bien pourrie, j'accepte avec plaisir. Après tout, ça me changera les idées ! Jean-Laurent n'est pas du tout en rythme, sirote et fume entre chaque morceau, mais prend plaisir à jouer et vit les chansons avec intensité... c'est déjà ça.
L'ensemble reste peu musical, entre lui qui se décale régulièrement et moi qui ne parvient toujours pas à me concentrer sur la musique ; las au bout d'une heure et quart je préfère prendre congé poliment. Le bilan financier confirme la médiocrité de notre prestation : 7€/1h15 à deux... pas glop.
En bonus, je m'offre une petite vidéo de mon camarade de passage, histoire d'immortaliser l'instant et d'avoir l'impression d'avoir fait quelque chose de concret ce jour là :-)
lundi 24 mars 2008
Jours 36 et 37 : Vacances = disette
(Jour 36, le samedi 23 Février 2008)
Ce jour là, mon emploi du temps le permettant, je tente une nouvelle expérience : jouer un samedi ! Mais cette fois plus que jamais je décide d'éviter Châtelet, bien refroidi par la sortie précédente, et aussi persuadé qu'un samedi de vacances scolaires augmenterait mes chances de croiser la route de jeunes paumés prêts à déverser leur haine du système sur le premier venu, de préférence le plus vulnérable.
Comme il ne fait pas trop froid, je retourne à CDG-Étoile prés de ma boutique de cravates. Premier constat : peu de passage... serait-ce à cause des vacances ? Et puis la boutique est fermée, c'est mauvais signe. Tant pis, je m'installe quand même histoire de "faire tourner le répertoire", un exercice qui est devenu une de mes premières motivations à jouer dans le métro.
Bilan, y'a personne, y' fait froid, et 5€ en 2h... :-(
Mauvaise affaire, mais mes deux buts sont atteints : celui de répéter chaque morceau au moins une ou deux fois pour entretenir la mémoire, et celui de jouer au moins deux heures pour entretenir l'endurance, en particulier le souffle et la corne sur les doigts !
Bref c'est bien de positiver, mais aussi de savoir tirer la leçon d'un échec, c'est donc sans scrupules que je m'accorde une dizaine de jours à la campagne, loin de la folie urbaine, mais quand même avec du boulot plein l'ordi comme entre-autres, la mise à jour de mes grilles pour le concert du 16 Avril.
(Jour 37, le mardi 11 Mars 2008)
Retour de vacances en pleine forme, motivé, et prêt à reprendre "le boulot" le sourire au lèvres :-)
Encore et toujours Châtelet, prés du magasin de légumes dont le rideau métallique est baissé...? étrange d'ailleurs, on dirait qu'il y a moins de monde que d'habitude... sans doute une impression mais cette fois pas d'inquiétude, le flux reste assez important.
La reprise est difficile. Le contraste après dix jours passés au bord de la mer au milieu des arbres et des petits oiseaux est déprimant, ne serait-ce que pour l'odeur. D'ailleurs les gens aussi font la gris mine. Ainsi malgré ma grande motivation de départ, la sauce ne prend pas et les dons se font rares, entraînant une diminution rapide de mon enthousiasme... en fait, je devais être le seul à être heureux de retourner au travail !
Au final une journée pénible, et un bilan carrément mauvais : 15€ pour 3h. Le blues de la rentrée... tiens y'a une chanson à faire là !
samedi 29 mars 2008
Jours 38 et 39 : Nelson, suite et fin.
De moins en moins de temps pour écrire, et pourtant il y en a des choses à raconter ! Sur le démarchage par exemple, exaltant, parfois décourageant, mais qui commence à porter ses fruits puisque je fais deux essais la semaine prochaine, mardi dans un restaurant et jeudi dans un bar :-)
En attendant il me reste quelques résumés de "jours de métro" en retard... voici donc les nouvelles pas fraîches d'il y a 15 jours...
(Jour 38, le Jeudi 13 Mars 2008)
Châtelet le magasin de légumes, j'ai rendez-vous Nelson, le percussionniste chilien (voir Jour-27) que j'avais un peu perdu de vue faute de réelle motivation. Cette fois je prends les devants et insiste pour qu'il s'implique plus dans la musique, mais ce nouvel essai confirme son attitude : il est rythmiquement au point mais peu réactif, et surtout totalement absent musicalement. Difficile de se sentir en confiance dans ces conditions, ne le sentant pas avec moi j'ai aussi beaucoup de peine à m'impliquer, et mes nombreuses tentatives de communication visuelle ne nous font partager que de rares secondes d'harmonie musicale.
Bilan, 16€ à deux pour 2 heures... donc 4€/h/personne. :-( Un taux digne des plus mauvaises journées ! Financièrement ce n'est donc clairement pas intéressant pour moi, et bien que ce ne soit pas une priorité, ce résultat vient me conforter dans l'idée que notre prestation n'est pas à la hauteur de ce qu'on peut en attendre. Je lui explique mon point de vue franchement sans oublier de préciser qu'il est le plus demandeur et que je préfère jouer seul tout seul, que seul à coté de lui. Il se défend un peu et semble ne pas vraiment entendre ma plaidoirie, mais comme il promet de faire des efforts je décide de donner une ultime chance à notre duo et nous convenons du prochain rendez-vous, le mardi suivant...
(Jour 39, le mardi 18 Mars 2008)
Retour au même endroit, mais le coin est occupé par le duo Sax/Contrebasse (voir Jour-31). Je cours donc m'installer au "quai de la ligne 1" et Nelson m'y rejoint quelques minutes plus tard. Au début de chaque morceau je cherche à le faire entrer dans l'ambiance de la chanson, mais son intérêt ne dure que les premières secondes et son regard se perd à nouveau rapidement dans la foule qui passe, donnant moins l'impression de faire de la musique que de pousser des wagons à la mine !
Chaque fois je tente de reformuler ma demande le plus respectueusement possible, mais lui conteste mollement, l'air plus absent que jamais. Je finis même par le filmer pour essayer de lui faire comprendre concrètement que mon projet est aussi de proposer des prestations d'animation, et que son attitude me parait peu vendeuse, ce qui donne la vidéo incrustée dans ce message... chacun se fera une idée.
Je n'aurai pas le temps de lui montrer, c'est lui qui décide de partir en concluant que ces rythmes trop calmes ne lui permettent pas de s'exprimer pleinement et de jouer de façon plus énergique. Il plie ses affaires, et nous nous quittons avec une sensation de déception mutuelle malgré un sourire de façade... dommage, mais c'est aussi pour moi un soulagement qui m'évite de lui faire la leçon une fois de plus et de chercher une manière douce de le congédier. Au final aucun regret : en 1h de temps nous n'avions collecté que 2€ (pour deux !), aussitôt parti et voilà que les dons tombent et s'accumulent, au point de terminer avec 30€ pour 2h en solo ! La logique commerciale aura tranché, je préfère travailler moins pour gagner plus :-)
mercredi 9 avril 2008
J moins 7 (!!!)
BossaClassics en concert le 16 Avril 2008 à 21h30 au Café UNIVERSEL !
C'est la grosse folie... habitué depuis plusieurs mois à jouer seul mon répertoire de chansons brésiliennes, je vais ce soir là jouer 3 sets de 45 minutes accompagné de 5 autres musiciens férus de jazz !! Un évenement qui a peu de chances de se reproduire avant de longues semaines, alors venez nombreux ...
Le mercredi 16 Avril 2008 à 21h30
au Café Universel (Entrée Libre)
267, rue St Jacques, Paris 5e
RER Luxembourg ou Port-Royal
